La vénusté décalée d'une Lilith décomplexée
Les chats c'est bien. C'est gentil. C'est doux. Ça ronronne et ça fait des câlins. Jusque là rien à jeter, surtout quand on est une pauvre étudiante célibataire (oh oui, plaignez moi).
Seulement voilà. Y'a des fois où les chats c'est moins bien....
Par exemple, lors des étés de canicules comme en ce moment, où la nuit, ils viennent se glisser contre ton p'tit corps déjà tellement liquéfié par la chaleur que même le ventilo il sert plus à rien. Là, le chat, dans toute sa bienveillance, vient se coller à toi, à ta sueur et à ton asphyxie. Et il ronronne tout en diffusant autour de lui, dans ton lit donc (lit qui ressemble plus à un marécage qu'à un vrai lit), une chaleur torride emplie d'amour et de tendresse. Sur le papier, ça sonne bien. Mais en pratique c'est tout autre. Imaginez, 3h du mat', il fait 36° dans votre chambre où aucun brun d'air frais n'a la bonté de pénétrer. Vous suez tel un homard au bord de la casserole, vous étouffez et là, un gros truc de plein de poils rajoute une bonne dose de chaleur. Même si ça part d'un bon sentiment, on a tendance à se mettre à détester le matou. Alors on cherche à le bouger, à le pousser, à le décaler. Mais voilà, il est 3h du mat', on es groggy et sans force et le machin est aussi lourd qu'un poney ( oui je parle toujours de Midas). Résultat, le chat est ravi de passer une nuit à vos côtés, sous vos injures qu'il prend sans doute pour des gentillesses (« bouge ton c*l, Espèce de grosse barrique amorphe !! ».) Il est content, il pense que vous l'êtes aussi. Du coup, il recommence le lendemain pour vous prouver à quel point il vous aime.
Mais regardez moi cet air machiavelique...
L'enfer est pavé de bonnes intentions....