La vénusté décalée d'une Lilith décomplexée
Vous l'avez sans doute remarqué mais hier, c'était la journée de la femme. A l'origine, je n'avais absolument pas prévue d'en parler, mais le fait est qu'après une petite balade sur la blogo et au delà, me suis aperçue que ça faisait moult débat cette histoire de journée de la femme.
Mettons les choses au clair...
J'ai toujours estimé qu'être une femme, ça se fête chaque jour et ce, même si mes amants n'ont pas toujours été d'accord avec ce principe! Je m'y tiens car la vie elle même doit être célébrée à chaque instant et la femme, c'est la vie! (Comment ça j'en fais trop?)
Ma fête de la femme à lieu tous les matins dedans ma salle de bain quand je me pomponne et me barbouille de crème. Ma fête de la femme se déroule à chaque déjeuners quand mon esprit de contradiction (typique) me fait prendre un BigMac et un Coca LIGHT! Je la fête aussi tous les après midi quand je vois des copines et qu'on langue de pute comme des folles. Elle prend aussi sa place tous les soirs, quand je fais des câlins à mes chats en me disant que le célibat, c'est chouette! Mais ma fête de la femme, c'est aussi quand je fais mes courses, que j'hésite entre deux shampoings pour finalement n'en prendre aucun. C'est aussi quand j'appelle une copine et 2h15 du main pour lui dire que ce garçon est un salaud, où quand je reste quarante cinq minutes au téléphone avec ma mère juste pour qu'on se raconte nos journées. Être une femme et le fêter, c'est aussi ne pas prendre de dessert mais deux cuillères pour pouvoir piquer dans le fondant au chocolat de l'Homme. C'est encore marteler à tout va que "Si, si, je tiens bien l'alcool" et tomber après la seconde coupe de champ's.
Fêter sa féminité, c'est râler parce qu'on a nos règles et paniquer quand on ne les a pas, c'est passé quinze minutes à regarder notre ventre, nos fesses et nos seins pour conclure que finalement nan, Scarlett Johanson n'est pas humaine. La fête de la femme a lieu tous les jours, dans toutes les rues du monde, quand nous marchons, fières et gracieuses, en talons méga-hauts pour renter chez nous et nous avachir en beuglant comme un porc "putain, j'ai mal piiiieeeed, foutu bordel de merde!" Mais, cette fête a aussi lieu dans toutes les boutiques de fringues, quand on achète du 36 sans essayer, par pure conviction / intuition féminine et qu'en voulant entrer dedans, on se dit que non, on aurait du prendre du 40... où arrêter les kinders.
Être une femme c'est tout ça à la fois, et fêter la femme c'est assumer toutes ces contradictions, tous ces défauts, tous ces espoirs. Femme et fière de l'être, malgré tout ce qui va pas chez nous et dont nous sommes (même secrètement) parfaitement conscientes.
Pour les hommes, fêter la femme reviens à la respectez, telles qu'elles sont, en les taquinant de temps en temps (parce que finalement, elles aiment bien ça). Être un homme qui fête la femme, c'est dire à celle qu'on aime à quel point elle est belle, même si elle porte un masque à l'argile verte sur le visage et des bigoudis dans les cheveux.
Mais la liste est encore longue, sans fin peut être.
Je suis une femme tous les jours, et je célèbre ça tous les jours. Même si des fois, j'aimerais bien savoir faire pipi debout.
Edit : Comme l'a remarqué Eric, Je n'évoques en rien les "vraies" difficultés que subissent certaines femmess. trop de femmes. Mais c'est parce que beaucoup le font mieux que moi. Perséphone par exemple, ou encore l'édito de Save My Brain.