La vénusté décalée d'une Lilith décomplexée
Insomnie, angoisse, mots....Ça faisait longtemps que ça ne m'avais pas prise. Et je m'en serai bien passée. Mais voilà, il y a des soirs comme ça, alors que les journées paraissent merveilleuses, des soirs qui font mal. Sans raison, les idées noires ressurgissent. Sans raison, elles recommencent à nous bouffer de l'intérieur. Et alors qu'on s'esclaffait il y a a peine deux heures, on atterrie au fond du gouffre. Rien de nouveau sous mes tropiques
C'est bizarre cette sensation, cette soudaine prise de conscience, comme quoi sous chaque sourire se planque une larme, sous chaque éclat de rire, un sanglot. Et c'est d'autant plus étrange de parler en généralité, alors que je pense « je ». C'est pas claire? M'enfout. Pour la peine, c'est Beethoven que j'écoute, c'est Beethov' qui me berce et me fait frissonner. J'ai le cœur qui fait mal, j'ai des pensées dissolues dont je voudrais me débarrasser mais rien n'y fait. Après une grosse dose de Lexomil associée à quelques verres, je ne sais plus quoi faire.
Vous la connaissez vous, cette sensations d'avoir un gouffre au dedans? Comme si c'était tout noir à l'intérieur...
Finalement, bien que l'envie me guette, je ne pleure pas. Ou plus. Ça fait presque six ans maintenant que j'ai le sentiment d'avoir expulser toutes les larmes que mon corps contenait. Après ça ... Je ne sais pas comment finir ce billet que je ne suis pas sure de publier tellement il me paraitra abscons demain matin...
Juste que, je ne veux peux pas en dire plus.
Mais je ne demande pas à être sauvée pour autant, alors pardon d'avance pour cette complainte nocturne (que je regretterai sans doute à mon réveil) .