La vénusté décalée d'une Lilith décomplexée
Ah, Lecteur ! tu ne devineras jamais... Suis malade comme une baleine amnésique. Et j'ai envie de dire que ça fait partie des risques d'une vie de débauche de privation de studieuse assiduité.
Là, j'ai beaucoup de mal à écrire, parce que non seulement j'ai les neurones qui éternuent sans mouchoirs, mais en plus y'a comme une armée de minies-bactéries au fond de ma gorge. Malgré tout, je me suis bravement rendue en cours ce matin, j'ai passé mes cinq heures syndicales assise dans l'amphi, perdue sous une montagne de kleenex. Mais même malade, Lilith reste d'une génrérosité sans faille, générosité qui la poussa à écouler le gâteau au chocolat de samedi auprès de quelques étudiants affamés. J'ai tenu le coup en cours, mais une fois rentrée dans mon chez moi, impossible de me mettre au boulot comme de prévu. Ce fut une aspirine, une claque sur le cucul et au lit pour deux heures d'un profond dodo.
Après ce comatage intensif, j'ai gaillardement tenté de me pencher sur mes cours, mais rien n'y fait. A dire vrai, je ne suis pas loin de recracher mes poumons, où du moins mes bronchioles ; croyez-moi, ça ne fait pas du bien. En plus, j'ai l'air d'une truite anémique et ça, c'est moche. Y'a même mon cerveau qui fait des bulles. Je crois qu'il est temps de conclure ce billet, avant que ce texte ne tombe dans un surréalisme absolu et rédhibitoire. Dès que mon cerveaux et ses circuits auront retrouvé leurs capacités, je vous fait signe.
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