La vénusté décalée d'une Lilith décomplexée
Même si je n'ai pas vu le défilé de la gay-pride (je passe mes après midi à comater comme un crabe au soleil), j'ai pus admirer des messieurs tout en couleurs et en froufrou au cours de la soirée de samedi. Qu'ils étaient beaux/belles avec leurs résilles, leurs boas, leur maquillage et leur loooongues chevelures! J'aurai tant aimer me joindre à eux, mais j'avais pas de truc en plume sur moi.
Et puis ces filles qui se promenaient tout seins dehors dans les rues du Marais, alors que la nuit n'était même pas encore là. J'ai adoré cette bonne ambiance, entre curiosités et sympathie, amusement, hystérie et surprise.
Même si je m'étais un peu froufrouté, je suis restée à ma table avec une amie, à boire des verres et à refaire le monde, à parler des hommes, d'art, de ciné et de littérature, un sourire béat à chaque fois que passait une diva.
Et malgré ma sagesse relative en cette soirée de la gay-pride, je souffre depuis deux jours d'une vaginite fulgurante. Donc dimanche, pas de ciné pour la petite Lilith. Pour la peine, j'ai fais des muffins, j'ai regardé True Blood et un Woody Allen, j'ai réfléchi à tout et à rien et notamment au fait que cette période de l'année a toujours été déterminante pour moi.
Sans remonter trop loin (pourtant je le pourrais), il y a trois ans je passais mon bac, affamée et sans vie. Et l'année suivante, j'ai (re)pris gout à la vie lors de mon séjour à Florence. Quant à l'année dernière, entre Florence (again), les premiers émois avec J. et l'envisagement de mon départ pour Paris, ma vie a encore prit un tournant.
J'y pense et y repense inlassablement, privilégiant les bons souvenirs sans effacer les mauvais pour autant. Ca me trottre dans la tête, "ça s'en va et ça revient" et pour autant, ça ne doit pas m'empêcher de profirter de l'instant présent.
Je suis bien trop nostalgique et le dimanche c'est encore pire. Du coup, j'ai repris un muffin et aujourd'hui je me suis fait des couettes.