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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 07:00

Il y a quelques temps, j'ai eu la chance d'être invitée à une avant-première du dernier film Disney-Pixar : REBELLE (Brave).

Comme promis, je vous en parle.

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L'histoire est celle de Mérida, une jeune princesse écossaise à la chevelure de feu. Si sa mère, la très sage reine Elinor met tout en œuvre pour faire de la jeune fille une future reine disciplinée et féminine, Mérida elle préfère de loin parcourir la pleine sur le dos de Angus, son superbe cheval et s'entrainer à son activité favorite, le tir à l'arc. Il faut dire que la jeune fille tient de son père, le puissant roi Fergus, indomptable guerrier et souverain respecté.

Mais lorsque le temps vient de trouver un époux à Mérida, celle-ci va tout faire pour échapper à ce destin trop étriqué et s'en forger un nouveau. A ses risques et périls.

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Cette nouvelle création des studios qui nous ont tant fait rêver avec Wall-E et -Haut ne décevra pas les aficionados : toujours à la pointe de la technologie, les dessins de Rebelles sont splendides, les graphismes étonnants et l'univers ainsi créée est absolument fabuleux. On imagine l'investissent des créateurs qui ont du se plonger avec passion dans l'Histoire et les légendes d'Écosse. On a vraiment l'impression de chevaucher aux côté de Mérida dans ces lands verdoyantes et pleines de magie.

Les personnages sont tous très attachants, notamment les trois petits frères de Mérida, indécrottables petits chenapans gourmands et hilarants.

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Si l'histoire est assez prévisible, ce n'est pas son plus gros défaut qui à mon sens relève du manque d'aventures. Car certes, le message est très beau, les relations entre les personnages sont très justes mais je m'attendais à un film bien plus épique avec un peu plus de chamboulements. Même si le méchant a effrayé la moitié des enfants présents lors de la projo, j'ai trouvé ça quelque peu insuffisant.

L'humour lui est bien présent, mais pas assez à mon goût – du moins, par rapport à La-haut. En revanche, ce qui m'a beaucoup plu, c'est le côté très sombre de l'ensemble, rare chez un Disney. Les personnages ne sont pas manichéens et certains restent à la limité entre le bien et le mal tout au long du film. Mérida n'est pas exemplaire et c'est par sa faute que beaucoup seront mis en danger. L'univers lui même, bien que très enchanteur, s'appuie sur une noirceur qui fait tout son charme.

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Évidemment, on peut se réjouir d'un film avec des princesses qui se battent et des reines respectées par une joyeuse bande de barbares alcooliques, toutefois mon côté féministe estime que les créateurs auraient pu aller plus loin dans cette logique. Si Mérida peut être une princesse aussi belle qu'elle est vaillante, pourquoi elle et sa mère ne vont-elles pas s'amuser à se cogner dessus comme le font les mecs tout au long du film?

Avouez que ça aurait eu de la gueule de voir la princesse foutre une raclée à ses prétendants !

 

 

EN SALLE LE 1er AOUT 2012.

Crédit image : © The Walt Disney Company France

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 06:30

      Bon alors je dois avouer que je suis en vacances sans être en vacances parce que bon, quand tu changes complètement d'orientation pour suivre tes rêves, ça exige un investissement personnel conséquent. Oui oui, je change de voie. Et tu en sauras plus peut être bientôt.

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Du coup, j'ai des journées assez alambiquées entre le repos (je dors vachement mal), le mangeage depistaches, le rattrapage ciné qui fait du bien (putain, j'étais en manque t'as pas idée) et la recherche du super prénom pour ma future meilleure amie (tu sauras tout d'ici une semaine). Et si t'as vu Le Prénom, tu sauras que ce choix est primordiale.

(Ce sera Danaé)

Du coup, je profite de ma gueule de bois du weekend pour te conseiller (rapidement) quelques films à voir ces temps-ci :

  • The Deep Blue Sea : un film pour filles, avec de l'amour et des larmes dedans, mais aussi des acteurs excellents (La faramineuse Rachel Weisz et mon chouchou Tom Hiddleston) (trobo)(oui je l'avoue, à la base c'est pour lui que je suis allée voir ce film). 

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1H40 de passion amoureuse et de déprime obsessionnelle – c'est délicat, c'est beau, ça sonne juste et putain ça fait chialer!

  • Prometheus : j'avais peur que le film ne soit pas à la hauteur de le film annonce que j'avais adoré. Et beh figure-toi que j'ai trouvé le film aussi bien que le trailer: Avec du Fassbender en combi moulante en même temps, ça ne pouvait que me plaire. 

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© 20th Century Fox

Chacun à son avis (de très bons à lire ou ici), mais moi j'ai passé un vrai moment de cinéma avec de la tension, de la douleur, des monstres gluants et crados, des gens qui meurent et des trucs qui font boom. Bref, du bon Ridley Scott qui appelle à une suite 

>> bon à savoir :  j'ai vu le premier Alien de Scott quand j'avais à peine 8ans, donc je suis vaccinée. Et pourtant, j'ai bel et bien frissonné devant ce préquelle!

  • Rebelle (dont je vous parlerais bientôt plus longuement) et pas seulement parce qu'elle presque mes cheveux. C'est aussi parce que le directeur artistique de ce film, il a aussi fait du Monkey Island!

     

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© The Walt Disney Company France

Et y''en a encore tellement à voir...

PS: Ok, je tire pas à l'arc comme Mérida... En revanche, je me mettrai bien au kick-boxing ou à la box thaï en septembre... T'as pas des plans sur Paris?

PPS... Oh, Tom... STOP!!!

 

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 21:12

[Tous les mercredis, avec Zette, MHF, Joufflette, Écrits et Délices, Dominique H.,Papiluc, Emma MentaloCerysette et l'Herbe Folle, nous parlons de nos premières fois. N'hésitez pas à participer sur vos blogs ou dans les commentaires...]

Comme tu le sais, et je ne cesse de le clamer à corps dénudé et à cris orgasmiques, je suis fana de cinéma. Et depuis longtemps!

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Pas une semaine ne passe sans que je mette les pieds dans une salle obscure. Et coup de bol, je suis très bon public! Oui, j'ai rarement la critique mauvaise car même si un film n'est pas parfait à mes yeux, il relèvera toujours pour moi d'un certain intérêt scénaristique, esthétique ou alors c'est son castingexceptionnel qui m'enchantera. (certains diront que je sais choisir mes films)

Aussi, il est très rare que je m'ennuie, je veux dire vraiment, au cinéma. D'ailleurs, ça ne m'est arrivé qu'une seule fois et je m'en rappelle parfaitement.

J'avais 16 ans et avec les copines, on avait pris la noble décision d'aller voir le dernier Star Wars au ciné, en avant première. Tu sais, le star Wars où Anakin devient Vador, celui où tout bascule.

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Toute fan de la première, la vielle, trilogie que j'étais, biberonné au sabre laser et bercée par Yoda, j'étais impatiente de découvrir ce nouvel opus.

C'était sans compter l'aliénation de la série par (ex-)maitre Georges Lucas lui-même. J'ai luté, je me suis accroché, j'ai même essayé de déconner avec les copines, mais rien n'y a fait... Je me suis endormi. Et mon sommeil des plus profonds a duré une bonne demi-heure.

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Quand j'ai émergé, je comprenais plus rien à l'intrigue. Même pas j'ai eu envie de me rattraper quand le film est passé à la télé.

Et le pire, c'est que jamais plus ça ne m'est arrivé par la suite.

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 16:32

Le jour où la femme à barbe a failli m'agresser, j'allais donc au cinéma afin de découvrir le nouveau bijou de Christophe Honoré, Les Bien-Aimés.

J'aime d'amour le travail de ce réalisateur et je suis un public assez facile, friand de ses mélo-drames parisiano-parisiens. Mais là, première surprise, bien que Paris soit toujours présent et toujours splendide sous la caméra d'Honoré, celui-ci s'en va visiter d'autres contrées, entre Prague et Londres, deux cruelles cités aux amours égarés...

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A travers les 2h20 du film, nous découvrons deux femmes, mère et fille, Madeleine et Vera. La première, dans les années 60, s'est vite marié avec un beau médecin tchèque (Rasha Bukvic) (miam) du genre enfoiré affectif, qu'elle finira par quitter mais qu'elle laissera toujours revenir. La seconde, qui fut élevée à base de ton « père est un salaud », se veut libre de toute chaine amoureuse et virevolte d'un lit à l'autre, d'une fête à l'autre, épaulée par son comparse-ami-amant, Clément (Louis Garrel)(remiam). Mais un soir de perdition à Londres, Vera rencontre Henderson (Paul Schneider)(reremiam), le bel américain gay comme un poux à qui elle décidera de vouer sa vie.

bien-aimes-honore.jpgCe chassé-croisé amoureux et passionnels à travers le temps et l'Europe est un vrai régal bourré d'émotions en tout genre et de particules de pertinence. Les acteurs sont tous excellents, ils sont magnifiques, ils sont touchants et merveilleusement crédibles. Même quand ils chantent. Car c'est une nouvelle comédie musicale que nous propose Honoré, 4 ans après le succès des Chansons d'Amour.

Alors oui, je reconnais que certains passages sont un peu longuets et qu'Honoré aurait pu raccourcir son film d'une demi heure, mais ce tourbillon d'émotions pures nous en met plein la gueule, assez en tout cas pour qu'on lui pardonne cette erreur. Et puis c'est beau, tout est beau : l'histoire, la mise en scène, les costumes, les plans, la musique, les gens... Les-biens-aimes-10.jpgPars ailleurs, les sujets abordés sont lourds en réflexions sur les rapports mère-fille évidemment, mais aussi sur ce besoin d'aimer, sur cette malédiction qui est celle d'aimer au point de supporter absence et tromperies, sur ce choix de vivre sans attache amoureuse, d'être "une fille légère" comme le chantent Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni (my Godness qu'elles sont belles).

 

 

 

En outre, ça me rappelle un ce que j'ai lu chez Werber : "dans un couple, y'en a toujours un qui souffre et un qui s'ennuie". Bref, allez voir ce bijou tout en sachant qu'il est difficile de quitter la projo sans s'essuyer les yeux.

En attendant, j'écoute la B-O en boucle.

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PS : merci de faire savoir à Louis Garrel que je l'aime.


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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:46

Cette semaine au cinéma, je me suis envoyé des comédies qui font sourire. Et ça fait du bien aussi parfois.

  • Gianni e le donne (Gianni et les femmes)

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Voici un jolie comédie italienne (quasi-autobiographique) de Gianni Di Gregorio, qui nous avait déjà fait sourire avec Le Déjeuner du 15 Aout en 2009. L'histoire est celle de Gianni donc, presque sexagénaire accablé et environné par une vieille mère gâteuse et dépensière, une jeune voisine trojolie, un presque ex-beau-fils, une épouse absente et un avocat qui lui met en tête une sale idée : la vieillesse ne doit pas l'empêcher de séduire ni même d'avoir une maitresse. Dès lors, Gianni va tenter par tous les moyens de dragouiller (gentiment) les jeunes femmes qui croiseront son chemin (et elles sont nombreuses). Il a beau tout faire, jouer les gentlemen, se ruiner en costume trois pièces et en restaurants, accepter toutes les situations, Gianni reste aux yeux des jeunettes le grand-père ou le bon vieil ami.

19707926.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20110404_022244.jpgDrôle mais profond, sans porter de jugement moral, ce film pose la question de la séduction, de l'amour et de la sexualité à partir d'un « certain âge », mais pas seulement. En effet, on y décèle en filigrane d'autres sujets, comme la lassitude après des années de mariage ou encore l'ennuie, la solitude et la déprime qui guettent les "jeunes" retraités.

Un film que j'étais allée voir pour retrouver Rome, pour travailler mon italien (vive la VO), mais aussi pour rire du traditionnel machisme à l'italienne. Mais de ce dernier aspect, il n'y a point ou très peu. Jamais Gianni, ni même son avocat, ne font des remarques sexistes et disgracieuses à propos de femmes, si ils les veulent, c'est parce qu'ils les aiment. D'ailleurs, Gianni précise que ce qui lui manque le plus ce n'est pas forcément le sexe, mais toute la période qui le précède : le flirt, la découverte de l'autre, les rires et les regards de la séduction.

  • Low-Cost

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Je ne pouvais pas louper le nouveau film de Maurice Barthélemy, sachant qu'il y fait jouer son ex-confrère des Robins des bois, le cardinal Claudia Jean-Paul Rouve. Pas la peine de préciser qu'il en a aussi profité pour injecter au scénario une sacrée dose d'humour absurde, pas aussi décalé qu'un épisode deLa Cape et l'épée,mais qui s'en approche. Le film commence sur le tarmac de l'aéroport de Djerba, les voyageurs s'installent dans l'avion d'une compagnie low-cost quand les hôtesses leur annoncent que évidemment malheureusement, le vole est retardé. Après 7 heures d'attente dans ce même avion qui n'a pas bougé, on leur annonce qu'ils ne décolleront finalement pas, la compagnie ayant fait faillite. Sur les nerfs, les passagers se rebellent, s'énervent et dans le feu de l'action ils se laissent entrainer (par leur propres émotions) vers l'irréparable : prendre en otage l'avion. Par chance (ou pas), un ex-commandant d'Air France à la retraite fait partie des passagers. A lui de prendre les commandes et de ramener tout ce petit monde à Paris. Mais, comment dire? Tout ne va pas se passer aussi aisément...

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Du LOL en barre! Vraiment, je me tortillais de rire sur mon siège de ciné, toute seule dans mon coin. Faut dire que l'humour des Robinsa toujours eu beaucoup, beaucoup d'effet sur moi. Beaucoup de succès aussi ( oui, j'ai adoré RRRrrrr). Alors forcément, retrouver Jean-Paul dans le rôle d'un Dagobert espion industriel, psychotique, impulsif et nanophobe, ça me réjouie. Même Judith Godrèche que je ne porte pas spécialement dans mon cœur m'a éclaté dans son rôle d'hôtesse de l'air au franc-parlé indécent. Faut dire que depuis qu'elle est mariée à Maurice, elle ne peut que s'améliorer ( et paf!). Darmon est toujours aussi tordant quand il joue les boulets et exploite un ridicule à contre-courant de son physique de tombeur.

low-cost-719415.jpgCe qui m'a plu aussi, c'est que dans Low-Cost, il n'y a pas de premier rôle, chaque passagers (et les autres) ont une même importance, chacun tient son rôle et chacun apporte du gros lol à sa manière. D'ailleurs, on rigole aussi beaucoup avec ce portrait de groupe des typologies de passagers. L'esprit de troupe et l'humour barré qui nous plaisait tant à la grande époque de Comédie!n'a pas pris une ride sous la plume de ce cher Father Tom Maurice.

Et y'a aussi...''ATTENTION LE NAIN Y VA TOMBEEEER!!!!"

 

 

 

Bonus: je suis invitée chez les Murmures!

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 10:41

Cette semaine, Gaumont m'a invité à assister à l'avant-première de Limitless de Neil Burger. En vrai, il a suffit qu'on me dise que y'avait Bradley Cooper dedans, pour que je répondes banco!

Mais en plus, mes colocs italiens l'avaient vu à Rome (le film est sorti plus tôt dans la péninsule) et m'avaient dit du bien de ce film. Soit, allons-y gaiement.

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Alors l'histoire est celle de Eddy, écrivain en plein détresse face au syndrome de la page blanche. Vivant reclus dans son studio new-yorkais, il est complètement largué et sa coupe de cheveux est à chier quand il croise par hasard le frère de son ex-femme qu'il n'a pas vu depuis une dizaine d'année. Connu pour dealer, Vernon, le beau frère en question, va proposer à Eddy d'avaler une pilule miracle, permettant au cerveau humain de jouir à 100% de ses capacités ( contre 20% d'ordinaire). Quant Eddy avale la pilule c'est l'illumination cosmique. Tout ce qu'il a vu, aperçu, entendu au cours de sa vie revient à sa mémoire dès qu'il en a besoin. Ses capacité mentales son illimitées. Il apprend à une vitesse folle, son cerveau classe, trie et récupère tout ce qu'il emmagasine. Eddy est un surhomme, sa vie s'éclaire, il devient un phénomène courtisé par tout New-York et se fait une place au soleil de Wall Street. Reste désormais à se procurer d'autres pilules. Reste aussi à savoir qui le suit et pourquoi. Plus étranges encore sont ces trous noirs de plusieurs heures que le prennent parfois sans prévenir...

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Le synopsis est long, mais il faut au moins ça pour avoir une idée de l'histoire. Tiré du roman The Dark Fields de Alan Glynn, ce film a de très bons cotés mais aussi quelques petits points négatifs. Je m'explique ; je trouve l'idée originelle excellente, pleine de potentielle et si la majeure partie des personnages sont caricaturaux, ils n'en restent pas moins sympathiques. On entre dans le film assez facilement et croyez-moi ce n'était pas gagné avec moi, d'ordinaire réticente aux thrillers. J'ai apprécié les quelques audaces formelles, comme ces longs plans vertigineux qui nous font parcourir New-York à une vitesse folle, pour s'arrêter sur des instants de vie de Eddy. Ou encore, la démultiplication de ce dernier pour exprimer sa motivation consciencieuse et son exceptionnelle concentrations. Les flash-backs liés au souvenirs récupérés par le super-cerveau sont assez sympa aussi.

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En revanche, j'ai trouvé qu'à partir d'un certain point, le film s'étire en longueur. Plusieurs trames viennent se coller sur la principale, ce qui tend à embrouiller le spectateur et à minimiser l'impact de cette première trame. On finit par s'embrouiller dans le "qui-veut-quoi", "qui-cherche-quoi" "qui en a après qui". C'est dommage (mais ça vient peut-être de moi). Les derniers trois quarts d'heure, une suite d'actions et de courses poursuites, finissent par perdre leur suspense.

En ce qui concerne les acteurs... Alors Bradley (co-producteur du film) et certes très plaisant à regarder. Ce n'est pas un mauvais acteur mais bon, il faut reconnaître que ses beaux yeux bleus manquent (parfois) d'intention... quant à De Niro, toujours un grand acteur dont j'apprécie le jeu, je trouve malheureusement qu'il ne fait que recycler son jeu de mafieux.

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Alors, à jeter? Que nenni! ce film reste une belle tentative et m'a donné envie de découvrir le roman dont il est tiré. La tentative reste certes, quelque peu inaboutie mais l'essaie était audacieux, ses aspects positifs ne sont pas à minimiser et soyons franc, Limitless ravira les fans de thrillers, de conspirations et ceux qui ne sont jamais rassasiés d'actions. D'autant que, je l'admets, niveau adrénaline, nous ne sommes pas en reste et l'ambiance du film est très plaisante.

 

Réjouissons-nous, car vous qui êtes tenté, qui aimez les thrillers, mais aussi à vous les curieux/cinéphiles/dingues de Bradley, Gaumont m'a proposé d'offrir trois invitations pour deux personnes, valables dans tous les cinémas en France! Si c'est pas la classe ça?

Pour tenter votre chance, rien de plus simple : laissez-moi un commentaire et je tirerai au sort le vainqueur. Vous avez jusqu'au jeudi 9 Juin à minuit.

Mise en bouche

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 07:01

We want Sex Equality, je l'ai vu tout pile une semaine avant mon départ pour Rome, il serait donc temps de vous en parler un peu..

Ce film est basé sur une histoire vraie et inachevée, celle de la lutte de femmes sincères et vaillantes qui ne veulent qu'un peu de respect, celui ci étant incarné (dans notre monde matérialiste) par l'égalité salariale.

19602966.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20101129_122609.jpgNous sommes en Angleterre à la fin des années 60', sublime époque où règnent le swing, les clopes et les minijupes. Sale temps par contre pour l'industrie dont les dirigeants doivent calmer les révoltes sociales (et justes), les grèves et les revendications de leurs salariés. Pour la toute première fois, dans la plus importante usine britannique de Ford, les femmes vont ouvrir leur gueule (et non pas leurs cuisses) et se rebeller contre un système injuste et honteux. Elles qui tous les jours cousent, assemblent assidument et avec art le cuir et les tissus des sièges des autos, revendiquent leur droit ; celui d'être considérées comme de vraies travailleuses qualifiées et donc, d'être payer comme telles.

Dans l'engouement général, Rita, l'une de ces jeunes ouvrières apolitiques, mère de famille, épouse aimante et amie dévouée, va se retrouver un peu malgré elle à la tête du mouvement. Ses convictions, sa simplicité et sa sincérité qui font son charme vont l'aider à s'attacher le soutien de ses collègues. Ainsi entourée, elle devra accepter ses nouvelles responsabilités et les sacrifices qui en découlent. Elle apprendra aussi à tenir tête aux patrons ainsi qu'aux vieux ténors aigris du syndicat.

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Le film de de Nigel Cole est vraiment très bien foutu. Avec un esprit et un style parfaitement british, il fait rire, pleurer, trembler et nous envoie un tourbillon d'émotions dans la gueule. Certes, mon regard de jeune femme particulièrement sensibilisée par l'égalité des sexes fait de moi un très bon public... mais qui aujourd'hui ne se sent pas concerné par ce sujet? Quoi qu'il en soit dans le film, la mise en abime du sujet et ses répercussions symboliques sont maitrisés à la perfection.

Et ces acteurs... tous des visages vaguement connus du grand écran, comme celui de la fabuleuse Sally Hawkins que l'on a découvert avec plaisir dans le rôle de Poppy.Elle incarne une Rita pleine d'une joie de vivre contagieuse et d'une émotion à fleur de peau.

Habilement, Cole mêle ses propres images à celles des archives et renforce ainsi l'ampleur du message, tout en l'actualisant. Et quel bonheur de trouver, au moment du générique final, les témoignages récents de la vraie Rita et de ses amies!

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Enfin un film qui montre que même des filles un peu maladroites peuvent vite apprendre à tenir leurs couilles et à les poser sur la table!

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 09:41

[Encore un billet qui dormait depuis polusieurs semaines dans les méandres de mes brouillons]

 

The Jewish Connection, le dernier film de Kevin Asch, est une réflexion pour le moins intéressante. Nous sommes en 1998 à Brooklyn, au cœur de la diaspora juive orthodoxe de New York. Sam est un jeune homme de 20 ans très apprécié au sein de cette communauté, dont son père veut qu’il devienne le rabbin. Mais Sam lui, préfère la vente à la boutique familiale de tissus et commence à s’intéresser à cette jeune fille, pour laquelle sa riche famille cherche un parti. La famille de Sam elle, ne roule pas sur l’or, aussi est-il tout disposé à accepter la proposition de son voisin, pas si orthodoxe que sa, qui lui promet de l’argent facile.

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Croyant au début qu’il ne fait que transporter des médicaments, Sam va vite comprendre qu’il s’agit d’un tout autre genre de pilules ; Ecstasy. Introduit au sein de cet univers branché et débridé, Sam jouera le rôle de passeur entre Amsterdam et New York (via Bruxelles et Montréal). L’argent entre mais confronte le jeune homme à des problèmes bien plus profonds : comment rester « dans la lumière » de Dieu ? Que dire à sa famille ? Et surtout quelle réaction adopter face à toutes les tentations que lui offre le monde ?

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 Tiré de faits réels, The Jewish Connection s’empare de ces problématiques essentielles non sans ironie, mais avec le recul nécessaire. La place de la religion et de ses traditions dans la société qui est le nôtre reste sujet à toutes les interrogations. Surtout pour la jeunesse. Comment gérer, quand on a 20 ans, les exigences d’un culte (quelque soit la confession) face à la banalisation du sexe, de l’alcool, des drogues et j’en passe. Cruel dilemme auquel sont confronté nombre d’ado, dont les parents sont loin de comprendre le malaise.

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Les scènes de confrontation de Sam et de son père, entre admiration et inquiétudes, sont révélatrices de tout cela. Surtout quand, au cours d’un face-à-face tendu, l’interprétation des acteurs est d’une si touchante profondeur.

Coup de chapeau pour Jesse Eisenberg, découvert dansThe Social Network, qui a rapidement réussi à se défaire du jeans de Zuckerberg et prouver qu’il est un acteur aux multiples visages et au talent indéniable.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 12:35

 

C'est mercredi, c'est le jour des Premières fois! Et aujourd'hui, nous parlerons cinéma.

Je devais avoir 5 ans et si j'avais depuis longtemps l'habitude de regarder des films à la maison, je faisais mes premiers pas dans une salle de cinéma, celle de notre petite bourgade bourguignonne.

Ma mère et mon frère n'ont pas hésité bien longtemps avant d'accepter que je les accompagne voir L'étrange Noël de Mr. Jack, étant donné que Tim Burton faisait déjà pleinement partie de ma vie. En effet, depuis des années déjà ( ça a dû commencé quand j'avais 2 ans et des poussières), je passais mon temps devant ce chef d'œuvre qu'est BeetleJuice, film que je connaissais par cœur avant même de savoir parler.

beetlejuice.jpgD'aucun diront que ces choix sont loin d'être judicieux et qu'il n'est pas forcément bon pour une si jeune enfant de se délecter d'histoire de fantômes arrivistes, de morts vivants pourrissants et de citrouilles édentées. Or, c'était sans compter sur la présence d'un grand frère, un modèle, avec lequel je partageais cet engouement morbide. C'est donc de manière tout à fait naturelle que nous nous sommes rendus, bras dessus, bras dessous, à la projection du petit bijou confectionné par ledit Burton et son complice Henry Selick.

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Les souvenirs sont vagues, mais je garde en mémoire une expérience fantastique et déterminante. D'ailleurs, le court-métrage Vincent, projeté avant le film en question, m'a énormément marqué. Tout autant attirée qu'effrayée par cette courte histoire, j'en ai fais inconsciemment mon essence. Vincent c'était mon frère & moi réunis en ce petit personnage aux cheveux récalcitrant. Et bizarrement ce Vincent, il ne m'a jamais vraiment quitté.

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Quant à la magnifique BO de Elfman, c'est à tue-tête qu'elle me poursuit!

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 09:44

[Billet écrit y'a un bon moment et qui dormait profondément entre deux dossiers]

Black Swan, le nouveau film de Darren Aronofsky, est un troublant cocktail d'art, d'émotion et d'horreur.

Nina, jeune danseuse prometteuse mais mais fragile et névrosée, se voit proposer le premier rôle du prochain ballet de sa compagnie, Le lac des cygnes. Or, Thomas Leroy, le metteur en scène visionnaire et manipulateur, entend faire interpréter le cygne blanc et le cygne noir par la même danseuse. Si la pureté de Nina sied parfaitement au cygne blanc, il lui faudra aller chercher au plus profond d'elle même la noirceur du cygne noir. Commence alors pour elle une lente descente aux enfers, poussée par Thomas qui semble prendre plaisir à sacrifier sa pureté. Obsédée par la performance, torturée par son désir et sa peur de Thomas, fragilisée par les autres danseuses de la compagnie, Nina va s'enfoncer dans les pires méandres de l'esprit humain.

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Entre enchantement et effroi, ce film nous balance d'un extrême à l'autre, joue avec nos nerfs et notre imagination. Dans le rôle de Nina, Natalie Portman est splendide et se révèle telle une Étoile sortant de l'ombre. Vincent Cassel, l'interprète de Thomas, donne froid dans le dos et parvient à faire monter la pression tout au long du film. Quant à Mila Kunis, que l'on a découvert dans That's 70's show il y a quelques années, c'est un véritable plaisir de la retrouver à l'écran, si pleine d'une rare intensité.

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Réflexion sur le passage à l'âge adulte ( donc la découverte de la sexualité) et sur l'émancipation féminine, Black Swan ne cesse de surprendre le spectateur qui ne sait plus si il regarde un conte de fée ou un thriller. Au rythme des mélodies de Tchaïkovski arrangées avec celles du talentueux Clint Mansell , chaque scène est chorégraphiée avec précision et, comme dans un ballet, les acteurs y évoluent avec une grâce insoupçonnée.

La caméra joue avec les acteurs, elle danse avec eux et capture avec brio le corps de Nathalie Portman. Le film prend les spectateurs à bras le corps et l'entraine dans les salles de répétition, dans les coulisses et ces les loges qui sentent le talc, la sueur, le trac et l'excitation. Mais très vite, le sang recouvrira tout cela....

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Quand le sublime de l'art rencontre l'angoisse humaine, les étincelles sont merveilleuses.

Pour compléter, allez lire la réflexion de ma copine Anja rapport à ce film, sur Access!

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:41

 

J'avais juste besoin de me vider la tête après l'annonce et les décisions de samedi. Aussi me suis-je rendue au cinéma du coin pour un petit shoot de gentille absurdité. Au programme : Je suis un No man's land, avec un Philippe Katerine dont on méconnait la carrière cinématographique.

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Le film s'ouvre sur l'interview d'un chanteur à succès prénommé Philippe, au moment où on lui demande quel effet cela lui fait d'aller chanter dans sa région natale. Question apparemment anodine mais sur laquelle repose l'intégralité du film. En effet, après le fameux concert, Philippe va être embarqué par une nymphomane hystérique au fin fond d'une campagne qu'il ne reconnait pas tout de suite. Mais alors qu'il cherche à fuir la folle, il atterrit par hasard chez ses parents qu'il n'a pas vus depuis cinq longues années. La maison, le village et les anciennes habitudes n'ont pas vraiment changé, mais les gens si. La mère est malade, les amis sont hargneux et jaloux et une jolie ornithologue s'est installée dans le coin pour épier les piafs. Or, quand Philippe tente de quitter les lieux, il en est incapable. Bloqué par une force invisible qui l'empêche de franchir la forêt. Même en solex.

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Outre le plaisir de retrouver Jackie Berroyer et d'apprécier l'atypique couple Katerine/Julie Depardieu, le spectateur parisien et ex provincial ne pourra s'empêcher, avec cynisme, de se reconnaitre en notre protagoniste. Pas besoin d'avoir du succès pour ressentir l'effet produit par un retour aux sources campagnardes!

Thierry Jousse réalise là un film décalé, d'une folle originalité et parfaitement adapté à la personnalité de Philippe Katerine. Car il faut l'admettre, qui n'aime pas le chanteur et son univers alambiqué n'aura aucun plaisir face à ce film. Il faut avoir un âge mental oscillant entre 5 et 13 ans pour y prendre du plaisir.

Hormis sa délicieuse absurdité, Je suis un no man's landporte tout de même un message plus profond qu'il ne le laisse croire ; par le biais de ses métaphores psychédéliques, il parvient à nous démontrer qu'il ne faut pas hésiter à affronter le passé pour mieux prendre la voie vers un avenir épanoui, débarrassé des blocages psychiques qui se trament entre un œdipe mal assumé et des remords inavoués.

Finalement, l'enfance et son innocence restent les fondements de nos vies et les oublier, c'est s'empêcher d'avancer.

Bonus, grâce à ce film, on apprend à mieux connaitre les dendrophiles.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:58

 

Le dernier film de Sofia Coppola est une petite déception.

Après les très réussis Virgin Suicide et autre Lost in Translation, après l'esthétique rocko-baroque de Marie Antoinette, nous étions en droit d'attendre de la jeune réalisatrice une autre petite merveille. Vainement! Je ne dirais pas que tout est à jeter dans Somewhere, ce serait de mauvaise foi, mais l'enchantement Coppola n'est plus là. Le pitch est pourtant alléchant et offre une base plus que fertile :

Johnny (Stephen Dorff) est un acteur connu et reconnu, installé à l'hôtel Château Marmont de L.A et à la vie privée sulfureuse. Il aime les jolies filles, sa belle Ferrari, les clopes et l'alcool. Or malgré le sourire affiché lors des promo, Johnny est complétement paumé. Il lui faudra un poignet cassé et la cohabitation forcée avec sa fille adorée (Elle Fanning) pour s'en apercevoir et réagir.

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Difficile de ne pas aborder ce film sans penser à la propre enfance de la réalisatrice, elle même fille d'un cinéaste à succès. Difficile de ne pas se dire que la jeune Cleo n'est autre qu'un avatar de Sofia Coppola. Auquel cas il serait tentant de parler d'un film intimiste. Or si tel est le cas, il l'est bien trop (intimiste).

Malgré le talent déployé par les deux protagonistes, la mayo ne prend pas ( sauf pour les abdos de Stephen Dorff). Il manque un truc, quelque chose qui ferait que la magie opère. Car on a finalement l'impression que Sofia Coppola, en manque d'inspiration, a remplie son film de tout et... de rien! Certes, il est intéressant de suivre la vie d'un acteur, de distinguer le fossé entre l'image qu'on donne de lui et la réalité, ainsi que les turpitudes d'un séance de promo'. Dommage, ça ne suffit pas, le "mais encore...?" revient fréquemment et les longueurs se font sentir. De même, la solitude de cette fillette de 11 ans à la recherche d'attention paternelle n'est pas assez exploité. Comme si la réalisatrice elle-même s'en était défendu par pudeur!

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Reste une bonne trouvaille : la Ferrari comme symbole d'une vie matérialiste, vaine et d'une immaturité infructueuse.

Mais y'en a qui l'ont aimé ce film, alors why not?

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 12:59

 

Cette petite perle cinématographique de Jean-Pierre Améris, une comédie romantique sans chichi, est mes yeux la bonne surprise de l'hiver. Car si le titre,Les Émotifs Anonymes, pique la curiosité, l'histoire et le casting n'en sont pas moins originaux. Et réussis!

L'histoire est celle de deux personnes qui ont en commun la passion du chocolat et une timidité maladive. Lui, Jean René (Benoît Poelvoorde ) dirige une chocolaterie alors qu'Angélique ( Isabelle Carré ) cherche à mettre à son service son talent de chocolatière. Le coup de foudre est immédiat mais leur psychorigidité respective apparait comme un obstacle au bon déroulement de leur histoire.

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Sur fond de gourmandises et dans une esthétique vintage, cette romance originale est remplie d'une humanité palpable. Le comique de situation est parfaitement maitrisé, notamment grâce à des acteurs d'une subtilité épatante. Et si le couple Poelvoorde-Carré surprend de prime abord, le public est vite conquis par ces personnages atypiques mais tellement touchants.

Bien que le commun des mortels ne souffre pas d'une timidité aussi pathologique que nos personnage, il est difficile de ne pas se reconnaitre dans ces bafouillages, ces mains moites et ces bouffées de chaleur qu'une situation banale peut causer.

GrandLarge-0198_les_emotifs_anonymes_1.jpgCertes, les comédies romantiques françaises sont rarement si réussies, mais celle ci aura eu la chance d'être portée part une touche de sensibilité belge toute adaptée.

Comme un bon chocolat,Les Émotifs Anonyme est un délicieux petit film au cœur fondant et à l'enrobage croquant.

 

PS : Access en parle aussi

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:31

 

Le Nom des gens, encore un film que je me réjouissais d'aller voir et qui ne m'a pas déçue. Au contraire même, il était encore mieux que ce que je m'imaginais, soit une jolie histoire d'amour, saupoudrée de sexe et de politique ( indissociables). Non seulement, le film de Michel Leclerc remplit parfaitement cette promesse, mais plus encore, il aborde avec justesse d'autres sujets passionnants : l'héritage familiale et nationale, les tabous, la tolérance et ce foutu principe de précaution. Le tout porté par deux excellents acteurs au sommet de leur art ; Jacques Gamblin et la charmante Sarah Forestier (que j'ai toujours adorée).

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Le résumé, rapidement : Arthur Martin, l'un des dernier jospinistes, est un Français comme un autre (dit-il) jusqu'au jour au il rencontre Bahia, une jeune militante de gauche qui s'affiche comme "pute politique". En gros, elle couche avec des types de droite pour les inciter à adopter ses idées. Et ça marche! La rencontre entre ces deux individus est explosive car ils n'ont rien en commun, si ce n'est le cœur à gauche et un secret bien enfouie au fond d'eux.

La mise en scène, le scénario, les dialogues sont géniaux, plein d'énergie, d'humour et de fraicheur. On rit énormément face à ces situations rocambolesque faisant échos à nos propres expériences, mais on réfléchit aussi beaucoup. Et on s'émeut.

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J'ai beau chercher là, je ne trouve rien à redire à ce film qui m'a tellement enchantée qu'en sortant du cinéma, j'ai dévalisé les boutiques de fringues.

Et je crois que, comme Bahia, je vais mettre fin au port du soutien-gorge

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