Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 15:43

Le fameux vendredi 13...

Certains le craignent et le redoutent, posent un RTT afin de passer la journée au lit ; après tout, ça reste le meilleur moyen de ne prendre aucun risque.

En revanche, il existe des personnes (comme moi) qui n'y prennent pas garde. Pas d'avance du moins. C'est souvent le jour même que l'on se trouve confronté à la particularité de cette (maudite?) date. Ou pas.

En effet, j'ai vécu moult vendredi 13 dépourvus de tout évènement exceptionnel. Généralement, je n'y songe pas au cours des jours précédents, donc je ne m'attends à rien et la journée suit naturellement son cours. Seuls les tristes anecdotes des copines font ressurgir le "ah wé, c'était un vendredi 13..."

vendredi-13-malheur-bonheur.jpgPourtant, il m'arrive d'être surprise quand l'un de ces vendredi s'avère différent, le plus souvent dans le bon sens du termes. Petites joies et doux bonheur surviennent en ces vendredis fatidiques au point de me faire croire que cette date me porte chance. Mais (et plus rarement) pas toujours.

Prenons en exemple le vendredi 13 mai 2011, soit hier.

Sans avoir conscience de la date, j'ai initié la journée avec la tête dans la culotte parce que la veille, on a parlé tard avec les colocs. Aussi ai-je décidé de zapper la matinée de cours, de dormir jusqu'à 10h et de m'en aller via del Corso où m'attendait le Palazzo Doria Pamphilj. J'en rêve depuis mon arrivée à Rome, mais l'occasion ne s'était encore jamais présentée, soit par manque d'argent, soit par manque de temps. Or, ce fantastique palais mérite un billet à lui tout seul (ce qui viendra).

poussin.jpg

[Palais Doria-Pamphilj - Salla di Poussin]

Après quelques larmes de joie, quelques rêveries passagères et un émerveillement totale, me voilà sortie du beau palais. Le climat est idéal (27° + petite bise) alors que je me dirige vers le Campo dei Fiori en passant comme tous les jours devant les appartements de Sylvio qui, si j'en crois le nombre de carainieri, était chez lui en mode bunga-bunga.

Quelques pas plus loin, sur la place du Camposuscité, le marché touchait à sa fin mais nombre d'échoppes étaient encore en place. Après un vagabondage sensuel entre les épices, les tomates séchés et les fromages, je me retrouve (contre mon gré) face à un stand de crèmes-tartinades offrant une mini dégustation. Tu me connais lecteur, j'ai un côté pique-assiette très prononcé. Aussi me suis- je jeter sur les échantillons ; Crème d'artichaut? Très bon mais on trouve mêmes en France. Artichaut-amandes, délicieux mais un peu trop écœurant. Tomates, pesto, tout ça je connais. Constatant mon hésitation, le petit vendeur s'approche et me fait gouter la crème à la Truffe blanche ; quelle folle idée?! Explosion de saveurs, jouissance papillaire, orgasme gustatif ; j'ai vu des étincelles dans ma bouche. Du coup, j'ai pris le vendeur entre quatre yeux et sans hésiter, je lui ai hurlé : JE PRENDS ! Bien qu'il fut effrayé de ma délicate réaction, il daigna emballer mon petit pot et me le faire payer (Aïe 15 euros... Oui mais.). Ravie de mon achat, direction ce petit resto repéré le jour de mon arrivée à Rome, soit y'a deux mois.

P5130012.JPGObika, grâce à son concept génial, est aujourd'hui présent dans bien des villes à travers le monde. Et pour cause, il ne s'agit pas d'un simple restaurant car le menu repose essentiellement sur de la Mozzarella di Buffala AOC. Encore mieux, on peut y faire une dégustation de mozza issue de quatre productions italiennes différentes. J'étais partie pour choisir cette option mais suite à mon merveilleux achat gourmand, mon porte monnaie tirait un peu trop la gueule*. Tant pis, c'est sans regret que j'optais pour le plat du mois : Mozzarella et artichaut violets marinés. Alors, comment dire? Deux aliments que j'adore, ici de qualité, raffinés et délicats, c'était juste meraviglioso! D'autant que je n'ai pas manqué d'arroser mon plat d'un délicieux petit verre de vin blanc campanien.

P5130015.JPGDoux bonheur...

Poi, retour à l'appartamento pour une bonne sieste. D'ailleurs il va falloir que je me méfie car j'y prends dangereusement gout à ces sieste à durée inacceptable (1h30 au bas mot). Une douche et un lavage capillaire après, j'étais partie pour le Trastevere afin d'y prendre, comme tous les vendredi, l'apperitivo dans un spot qui me plait. Deux daïquiris alla fragola et le sac du buffet** plus tard, je décide qu'il est temps de rentrer. En chemin, me vient l'idée d'aller retirer un peu d'argent au bancomat, en prévision du lendemain.

Et là, c'est le drame...

La carte n'est pas dans ma sponge-sacoche, ni même dans mon sacamain que j'ai retourné autant que faire ce peut dans un bus. J'essaie de me rassurer en me disant que, forcément, je l'ai laissé à l'appart, mais j'y crois peu. En effet, après avoir fouillé l'intégralité de l'appartement et ses poubelles, la carte restait introuvable.

panic.jpg

Je tente de me calmer, je m'assoie, respire profondément, me sert un verre de Frascati et tente (vainement) d'activer les deux ruines qui me servent de neurones. Un autre verre de vin m'apporta finalement la réponse ; il supermercato! C'est à la caisse automatique que je suis me suis servi de la carte pour la dernière fois! Sauf que, à 1h du matin, ça va pas être possible d'aller y faire une réclamation. En espérant qu'aucun stronzo n'ait substitué mon bien à l'insu du personnel, je ne pouvais qu'attendre le lendemain. Aussi la nuit s'annonçait difficile...

Soit, deux lexomils et trois verres plus tard, Morphée me mettait dans les draps bras de Robert Downey Jr.

Pas besoin de vous préciser que le lendemain (aujourd'hui donc), une jeune signora du supermarché s'est précipitée sur moi afin de me restituer la carta che avevo dimenticata. Soulagement.

Alors, on en dit quoi de ce vendredi 13 mai?


* Ceci étant, je me dois de préciser que le prix de la dégustation n'est pas si excessif ; comptez 20 euros pour les formages + 5 à 10 euros pour l'accompagnement (saumon, charcuterie italienne AOC, légumes grillés...).

** cette salade « haricots verts-tomates-olives » est une véritable tuerie

Partager cet article

Repost 0
Published by Lilith - dans En vadrouille
commenter cet article

commentaires

Eric 15/05/2011 07:34



Ouf, un seul vendredi 13 cette année. On est tranquille pour quelques mois : fini les spots radio, télé, les affiches etc... Mais ça donnera moins de matière à tous les bloggeurs / bloggeuses.
N'est-ce-pas Lilith :-) ?



Lilith 15/05/2011 11:43



C'est sur que, une telle journée, ça occupe !



gaelle 15/05/2011 01:03



Un vendredi riche en émotions gustatives! Chaque fois que j ete lis, j'en ai l'eau à la bouche, c'est affreux!


En ce qui concerne le vendredi 13, ça dépend -comme souvent- de la culture. En Asie (Chine et Japon je crois) c'est le chiffre 4, qui se prononce comme le nom "mort" qui est néfaste. Pas de 4ème
étage pas de chambre d'hopital n°4 etc...


En revanche, on m'a dit qu'en Italie, leur vendredi 13 à eux, c'est en fait un mardi 17! Alors, info ou intox? et si tu pouvais te renseigner sur l'origine de cette superstition... :)

(ps : un vendredi 13 est toujorus suivi d'un mardi 17, alors on est un peu compagnons de superstition!)



Lilith 15/05/2011 11:42



Héhé, il me parait normal que les superstitions diffèrent d'une latitude à l'autre.


Je connais bien l'histoire du vendredi 13, j'en ferai un petit billet et tu seras la première avertie de sa publication (sache déjà que ça a  un rapport avec les Templiers)



NinaSotteFille 14/05/2011 23:42



Ohlala, miaaam, ça a l'air délicieux ce qu'il y a dans cette assiette! :D 


Cette année, le vendredi 13 m'aura couté un sac en cuir presque neuf que j'aime d'amour et qui m'avait couté trop cher pour me lâcher après moins de deux mois d'utilisation ainsi qu'une paire de
collants et un mal aux mollets parce que mes chaussures étaient trop grandes. Enfin, ça aurait pu être pire. :)



Lilith 15/05/2011 11:41



Ca fait mal au coeur quand même



Retrouvez-moi partout

Suivez-moi sur Hellocoton

Instagram

2011-11-21-16-02-301 

Rechercher