Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 11:06

Ça c'est passé samedi après midi. Enfermée chez moi pour cause de photo-sensibilité (qui fait chier) je suis donc là, privée de soleil, à errer dans mon studio. Quelques traffications sur internet, une pédicure et et me voilà à lorgner du coin de l’œil, ma bibliothèque pleine à craquer.

Sans y penser, presque avec automatisme, je me saisi de ce recueil qui me fait tant rêver depuis moult années. Les fleurs du Mal. j'ai beau lire et relire ces poèmes inlassablement, ils me font toujours le même effet : un frisson, un sourire, une pâmoison et quelques larmes, parfois.

 tumblr_artpixie-gff5454h.jpg[Via Artpixie] 

Baudelaire, cet ami incertain qui a bercé mon adolescence de son lyrisme macabre. Vocables délicate pour décrire l'infâme, sa plume reste pour moi une porte vers le sublime.

Insatiablement, je scrute ses mots, je déchiffre ses métaphores et j’ausculte ses vers. Tout en eux me font vibrer. Si la mémoire me manque pour les apprendre, certains me reviennent aux moments les plus impromptus :


viens tu du ciel profond ou sors tu de l’abime

Ô beauté? Ton regard, infernal et divin,

verse confusément le bienfait et le crime

et l'on peut pour cela te comparer au vin

tu contiens dans ton œil le couchant de l'aurore :

tu répands des parfums comme un soir orageux ;

tes baisers sont un philtre et ta bouche une amphore

qui font le héros lâche et l'enfant courageux.

_Hymne à la Beauté


Et parfois, à force de nouveaux plongeons dans ces textes si profonds, j'en retrouve un, quelque peu oublié mais qui désormais restera gravé.

les amoureux fervents et la savants austère

aiment également, dans leur mure saison,

les chats puissants et dous, orgueil de la maison,

qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

 

Amis de la science et de la volupté

ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres ;

l'Erèbe les eut pris our ses coursiers funèbres,

s'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.


Ils prennent en songeant les nobles attitudes

des grand sphinx allongés au fond des solitudes,

qui semblent s'dendormir dans un rêve sans fin ;

leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques,

et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

_Les chats

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Retrouvez-moi partout

Suivez-moi sur Hellocoton

Instagram

2011-11-21-16-02-301 

Rechercher