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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 08:00



Pas d'affolement s'il vous plait, restez calme. Oui, vous avez bien lu "réflexion" mais rassurez vous- je ne me suis cramé aucun neurone. (voilà qui est dit)

Pudeur, Ô pudeur.... Il en existe sous plusieurs formes et on peut l'envisager de diverses façon. Dans un premier temps, nous avons la pudeur physique, celle du "cachez ce sein que je ne saurais voire". Là, c'est simple, on se couvre et on s'emmitoufle, non pas par frigorification, mais bien par gêne. Question de confiance pour certains, gros complexe pour d'autres, on a tous un jour où l'autre été pris de la folle envie de planquer notre corps... Et finalement tant mieux, on ne vit pas dans un monde de nudistes- exibos, et tout le monde s'en porte bien.

Cela dit, il reste des moments durant lesquels se découvrir n'apparait pas comme immoral ou mal venu. Dans l'intimité du couple certes, mais aussi à la plage, dans les vestiaires, chez l'esthéticienne, le médecin ou dans un spa. Et dans ces quelques cas, certains ne peuvent accepter l'idée de se dévêtir, même sous le regard (souvent) blasé des personnes qui l'entourent. Alors on camoufle sous une serviette cette petite brioche ventrale, ces fesses trop rondes ou ces tous petits seins qui nous déplaisent tant.. et dès que la dite serviette glisse un chouilla, on devient rouge pivoine avant d'aller pleurer dans les toilettes.

Heureusement, ce n'est pas plus mon cas. J'ai appris à aimer mon p'tit corps et même si je ne l'expose pas, nu, dans FHM, je ne suis pas gênée de l'exiber dans les cas susmentionnés. Exemple, pour moi qui suis une adepte de la mini jupe ; si un courant d'air la soulève,et que tout le monde aperçoit ma culotte, je n'en ai cure. Au moins ça prouve que j'en ai une (de culotte). A quoi ça servirait d'avoir un corps parfait si on ne peut pas l'exalter? Hein?

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Olympia, Manet

Cela dit, il existe aussi une autre forme de pudeur, celle des sentiments (comme chante l'autre). Là c'est une autre histoire, car il me semble que cette pudeur est beaucoup plus légitime. Et je la respecte d'autant plus que j'entretiens ma propre pudeur « sentimentale ». Par exemple, jamais vous ne me verrez poser des questions sur la vie sentimentale/sexuelle de quelqu'un que je connais peu. Idem si je sais que cette personne a un passé difficile ; si elle ne m'en parle pas, je ne demande rien. Par contre, je n'aurais aucun remord à déboutonner la chemise d'un homme pudique ou d'encourager des filles complexées à porter des minis!

Sur les blogs c'est autre chose. Certes je me dévoile un peu pas mal, mais je choisie les sujets que j'aborde et quand il s'agit de ma vie privée ou de ma vie intérieure, chaque terme employé est murement réfléchie. J'écris ce que j'ai besoin d'exprimer, sans pour autant me mettre complètement à nue. Il y aura toujours des non-dits, des points de suspension et des aménagements linguistique. Je le fait par pudeur oui, mais aussi par respect envers moi-même et/ou ceux concernés par ce que j'écris. Je ne voudrais pas regretter de m'être exprimée. Alors, tout en restant la plus sincère possible, je m'arrange pour ne pas trop en dire, afin de garder quoi qu'il arrive, un jardin secret aussi futile soit-il.

 

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Je crois que l'avènement du web 2.0 a quelque peu abolie les frontières de notre pudeur. C'est pourquoi j'estime qu'il faut tenter de les préserver au maximum. J'aime m'exprimer et mon égocentrisme latent me pousse à parler de moi continuellement, mais j'essaie quand même de préserver une part d'intimité. D'ailleurs, pour en revenir à la pudeur physique (elle aussi mise à mal par internet), il me semble qu'il n'y a aucune photo de mon visage sur ce blog. C'est aussi une forme de pudeur. Aujourd'hui plus que jamais, je considère que chacun doit apprendre à poser ses propres limites en la matière. D'autant plus quand on tient un blog. Il faut parvenir à s'imposer des frontières au niveau du dévoilement, frontières qui seront plus ou moins larges en fonction des personnalités, mais frontières qui doivent tout de même être préservées. Ne sombrons pas dans la paranoïa pour autant, mais le web est une vitrine dont il ne faut abuser.











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commentaires

Eric 10/02/2010 00:05

Alors pour demain sans faute - et sans faire de faute - tu me feras un essai sur les liens pudeur, timidité et communautarisme.

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