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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 07:00



Ce weekend, entre deux crises migraineuses, je suis allée trainer du côté de Saint Germain des Prés, plus précisément au Musée Maillol où une exposition intitulée C'est la vie, réunie des œuvres, du 17e siècle à 2010 traitant des vanités. Enfin, plus précisément du crane des vanités, celles ci pouvant prendre différents aspects. Ça tombait bien cette histoire de crâne, étant donne que moi même, j'en avais un ( de crane) en piteux état.

Jusqu'au 28 juin, Les trois étages du musée Maillol sont occupés par un grand nombre d'œuvres issues des plus fameuses collections modernes et contemporaines. On y croise de tout, vraiment de tout et résultat, c'est un peu fouillis tout ça. Certes, il reste plaisant de pouvoir admirer un Yan Pei Ming, quelques Damien Hirst et un Spoerri (entre autre), de découvrir dans la salle suivante des gravures de Holbein et de se retrouver, à l'étage, face à un Caravage. Mais le thème des vanités à été traité depuis toujours et la grande majorité des artistes s'y sont confrontés. Alors faire une exposition sur ce seul sujets reste assez ambivalent. On sent bien que les commissaires chargé de l'exposition en sont conscients, car les œuvres sont répartit les œuvres de manière assez cohérente, mais malheureusement ça reste assez brouillon.

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[Mickey is also a rat, Nicolas Rubinstein, 2005]

Mention spéciale tout de même pour la salle joliment intitulée Cabinet de curiosités, qui reprend le concept originel et expose quelques magnifiques pièces de collection qu'il est rare de pouvoir admirer ; vieilles cannes avec pommeau d'ivoire, anamorphose d'une exceptionnelle conservation, manuscrits et gravures, crânes médicaux, écorchés en cire, etc. Ravie aussi de retrouver, dans une petite pièce, Mr Boltansky dont le théâtre d'ombre, version miniature, était présent. Et encore une fois, CB a réussie à m'entraine dans un fol univers fantasmagorique où je suis restée 10 bonnes minutes.

Et puis c'est toujours aussi plaisant de tomber, par hasard au coin d'un mur, sur un triptyque Braque, Picasso, Cézanne! Cézanne dont j'ai toujours préféré les natures mortes (aux cranes) au reste de sa production (que j'apprécie tout de même!) Au second étage, outre le Caravage, on peut aussi admirer une très belle collection de photographies plus ou moins récentes. Y compris les catacombes photographiées par Nadar au milieu du 19e siècle.

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[Gabriel Orozo, Black Kites Perspective, 1997]

Autre bénéfice, les panneaux d'explication, bien que trop brefs, donnent de bons points de réflexions. Notamment cette comparaison pas si bête entre la peur de la peste noire qui favorisa les memento mori au moyen age, et le sida qui en fit de même il y a 15 ans.

Bref une exposition un brin trop ambitieuse pour un thème beaucoup trop vaste et important en histoire de l'art, mais qui a quand même le mérite de rassembler quelques très belles œuvres. Par contre, double mauvais plan en qui concerne le prix ; 9 euros en tarif réduit, que j'ai eut du mal à lâcher bien que je ne regrette pas ma visite. A quand la Culture accessible à tous?

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[Gerhard Richter Skull 1998]










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